«Les revenants» font l'événement

TELEVISION La série fantastique commence ce lundi à 20 h 55 sur Canal+...

Alice coffin
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Camille (Yara Pilartz), 15 ans, de retour auprès de sa mère (Anne Consigny).
Camille (Yara Pilartz), 15 ans, de retour auprès de sa mère (Anne Consigny). — Jean-Claude Lother / Haut et Court / Canal +

Un jour, dans une ville de montagne, d'anciens habitants, morts depuis plusieurs années, reviennent parmi les leurs. Victor, Camille ou Simon ont 15 ou 30 ans, sont morts depuis trois, dix ou trente-cinq ans, et débarquent à l'improviste, sans savoir eux-mêmes, d'abord, qu'ils sont morts. Leur famille, leur ex-fiancée, pour qui la vie a continué, les accueillent comme un miracle ou les rejette, en ont peur ou cherchent à comprendre. «On a tenté une incursion dans le genre fantastique toujours très présent dans les productions anglo-saxonnes», explique Caroline Benjo, la productrice.

«Nous n'étions pas, souligne Dominique Jubin, spécialement adeptes du genre avec Fabrice de la Patellière (le directeur de la fiction de Canal+ dont elle est l'adjointe). Mais cela nous a passionnés de partir d'un genre plutôt anglo-saxon, pour faire une série complètement française, avec une ambiance française, des ados français». Une des réponses au défi est explicitée par Yara Pilartz, l'interprète d'une des «mortes» (Camille). «Je joue une jeune fille de 15 ans normale, très vivante! Elle ne comprend pas trop ce qui lui arrive, et puis elle a des sensations bizarres, mais c'est quelqu'un qu'on pourrait croiser dans la rue». 

Ni zombies, ni super-héros

Pas une zombie, ni un super-héros donc. «Nous sommes très loin par exemple de “Walking Dead”», insiste le réalisateur Fabrice Gombert, qui confesse des références comme «Twin Peaks» ou «Six Feet Under». Et très loin aussi «des mythes de super-héros, fait remarquer Dominique Jubin. On est dans une série qui a un événement fondateur énorme, bien plus énorme que n'a jamais fait Canal+ puisque, donc, des morts reviennent prendre leur place parmi les vivants. Mais on est aussi dans quelque chose de très réaliste». 

Une série de toute beauté

Un plan, un tableau. L'esthétique a été très soignée grâce, notamment,à Patrick Blossier, directeur de la photographie aux trois césars(pour Miss Mona en 1987, Amen en 2002 et Indigènes en 2006).