Séries Télé: Cinq épisodes de Thanksgiving devenus cultes

TELEVISION Petite sélection en l'honneur de la fête célébrée ce jeudi aux Etats-Unis...

Philippe Berry et Annabelle Laurent
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«Friends», saison 3, «The One With the Football»
«Friends», saison 3, «The One With the Football» — NBC

Thanksgiving, ses dindes à la confiture d’airelles et ses tartes au potiron… La fête est incontournable outre-Atlantique, et logiquement très présente dans la grande majorité des séries, surtout les sitcoms. Pour ces épisodes, les scénaristes ne font souvent pas les choses à moitié… et accouchent de quelques pépites.

«Friends», saison 3, «The One With the Football»

La scène: La fête se transforme en match de football américain d’anthologie entre filles et garçons.

Le facteur culte: «Friends» est LA série de référence pour les épisodes de Thanksgiving. Pour chaque saison, les scénaristes se sont appliqués à  les rendre mémorables, avec généralement des flashbacks, des révélations et des guest stars (dont Brad Pitt). L’épisode de la saison 3 restera mythique pour son match de football improvisé dans lequel Rachel ne touche pas la balle, Phoebe montre ses seins et Joey et Chandler se disputent une Hollandaise pendant que Monica et Ross retrouvent leur rivalité de jeunesse en se battant pour la «coupe Geller», un petit troll immonde.



 «Buffy», saison 4, «Pangs»

La scène: Un Amérindien revient à la vie pour venger son peuple exterminé.

Le facteur culte: Spike, Angel et Buffy vont réussir à   l’exterminer. Spike termine l’épisode ligoté sur une chaise pendant que   les autres dégustent la dinde. «Pangs» se distingue en rappelant que Thanksgiving   commémore aussi pour certains peuples amérindiens le génocide de leur   peuple par les colons. Pour retrouver les dialogues cultes entre  Willow,  Xander, Buffy et Spike, c’est ici. 



«How I met your mother», saison 3, «Slapsgiving»

La scène: Barney vit tout le repas de Thanksgiving sous la menace des gifles que lui doit Marshall.

Le facteur culte: C’est l’apothéose de la «slapbet» entre  Marshall et Barney. Décidés à en savoir plus sur le passé de Robin au  Canada, ils se sont lancés dès la saison 2 dans des paris (Etait-elle  mariée? Etait-elle actrice porno?) qui les engagent à recevoir une gifle  de l’autre si Robin dément. C’est le premier Thanksgiving que la bande  passe ensemble, et la fin du compte rebours est prévue pour ce soir-là  (CBS avait d’ailleurs mis en ligne le site créé par Marshall,  Slapcountdown.com). Marshall jubile, mais doit respecter la trêve dont  Lily a décidé… mais celle-ci y met fin dans les dernières minutes de  l’épisode. Marshall donne la baffe aussi redoutée par Barney qu’attendue  par les téléspectateurs, et entonne «You just got slapped», devenue  culte depuis. Le «Slapsgiving» est un vrai pilier de la série. Il  reviendra d’ailleurs à la saison 5.

 

«Dexter», saison 4, épisode «Hungry Man»

La scène: Dexter partage le repas du «Trinity killer» et de sa famille.

Le facteur culte: Voilà la meilleure scène du meilleur épisode de la meilleure saison de Dexter.  Affable et enjoué, John Lithgow joue du couteau pendant que chacun rend  grâce tour à tour et que la pression monte. Jusqu'à l'explosion. «Shut  up, cunt.» En trois mots, la scène bascule et Lithgow gagne son Emmy du  meilleur second rôle. Michael C. Hall enlève son ceinturon et pète les  plombs, révélant son «Dark Passenger» comme jamais. Un face à face  d'anthologie entre deux monstres.




«The West Wing», saison 2, «Shibboleth»

La scène: C.J. Cregg demande au Président de gracier une seconde dinde pour éviter qu'elle ne finisse en nuggets.

Le facteur culte: Aaron Sorkin a écrit les quatre premières  saisons de la série en fumant du crack. Les dialogues fusent, plein  d'humour et bourrés de références au véritable discours politique.  «Est-ce que je ne vais pas avoir la réputation d'être tropsoft  avec les dindes? // Les oiseaux ne relèvent pas de ma juridiction //  Morton, si tu crois que je peux gracier une dinde, il faut que tu  retournes à l'école et exige d'avoir une meilleure éducation», s'emporte  Martin Sheen. Qui finit par enrôler le gallinacé pour le service  militaire. En une scène, on réalise à quel point The West Wing, c'était quand même mieux que The Newsroom.