Avec «On n'est pas que des cobayes», France 5 répond aux questions les plus farfelues

TELEVISION Peut-on plonger sans se faire mal? Manger sous l'eau? Tromper ses papilles? L'émission scientifique de France 5, qui marie à merveille expérimentations spectaculaires et rigolade, revient ce vendredi soir pour une deuxième saison...

Anaëlle Grondin

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Une bande de testeurs de l'impossible met en place des expérimentations pour démystifier ou confirmer les croyances populaires. Ici: peut-on marcher sur l'eau?
Une bande de testeurs de l'impossible met en place des expérimentations pour démystifier ou confirmer les croyances populaires. Ici: peut-on marcher sur l'eau? — 2P2L

Que font un savant fou à l’humour so British (David Lowe), un casse-cou sans limites (Vincent Chatelain) et une chef de bande aussi autoritaire que peureuse (Agathe Lecaron) dans un hangar de 300 mètres carrés rempli d’accessoires en tous genres? Entre deux fous rires, ils se frottent ensemble depuis un an à des expériences scientifiques, pour l’émission «On n’est pas que des cobayes».

Et les voilà de retour ce vendredi soir sur France 5, avec le même objectif que la saison dernière: décortiquer des phénomènes du quotidien («pourquoi le rideau de douche se colle à nous?» ou «Pourquoi n’a-t-on pas froid dans un igloo?») et répondre à des questions parfois très farfelues. La saison dernière, la bande a voulu savoir si les peaux de bananes faisaient vraiment glisser ou s’il était possible de créer un arc-en ciel; cette saison vous saurez s’il est possible de faire voler un avion en papier de cinq mètres, de tirer une flèche dans une autre flèche comme Robin des Bois ou de faire exploser une voiture comme dans les films d’action.

«J’ai eu la peur de ma vie» 

Les sujets sont toujours courts, très rythmés et divertissants. «Mais il y a à chaque fois une histoire, on apprend toujours quelque chose», sourit Vincent Chatelain, toujours prêt à relever les défis les plus fous, comme nager avec des piranhas. «On fait des choses qui n’ont jamais été faites». Les trois présentateurs sont entourés d’une équipe de journalistes scientifiques qui assure la rigueur de l’émission. «Entre l’enquête, les contacts, la fabrication du matériel, le tournage, le montage, une émission avec trois sujets nécessite près d’un mois de travail», indique la production. 

A chaque émission, le téléspectateur a droit à au moins une expérimentation spectaculaire à la «mythbuster», qui n’est jamais sans danger.   «J’adore prendre des risques dans la vie. Dès que j’ai l’occasion, je vais plonger avec les requins», nous raconte Vincent Chatelain. «L’expérience la plus dangereuse que j’ai faite pour l’émission, c’était essayer d’attraper un crocodile. S’il s’était retourné, il aurait pu m’arracher la main!».

Mercredi, il a été filmé en train de faire du slackline, un exercice qui s’apparente au funambulisme. «J’ai dû marcher sur une bande de tissu très fine à 30 mètres du sol près de Montpellier. J’ai eu la peur de ma vie», confie Vincent Chatelain, qui s’est déjà blessé lors d’un tournage, début 2012. Il n’y a qu’une seule chose qu’il refuserait: entrer dans une centrifugeuse, utilisée par les astronautes lors d’entraînements pour tester leur résistance aux accélérations importantes.

Un espace cuisine aménagé pour la saison 2

Jeudi, sur le tournage d’une expérience consacrée au goût, la présentatrice Agathe Lecaron, chef de cette bande de «cinglés», s’enthousiasmait: «Comme c’est nous qui testons à chaque fois en grandeur nature, c’est souvent grandiose et on rigole beaucoup. On va à l’extérieur quand l’expérience ne peut pas se faire dans le hangar. C’est le métier idéal». Dès qu’elle en a l’occasion, elle taquine ses comparses, et donne à l’émission ce petit grain de folie qui fait sourire, «parce que personne n’a envie d’aller à l’école un vendredi soir».  

Ce jour-là, avec l’Anglais David Lowe, docteur en physique nucléaire devenu comédien,  et leur acolyte Vincent Chatelain, elle tentait de répondre à la question: «Peut-on tromper nos papilles?» avec l’aide d’un invité, Raphaël Haumont, enseignant-chercheur en physique-chimie et expert en cuisine moléculaire. Penché au dessus d’une longue table installée à l’entrée du hangar, il nous a fait observer ses étranges spaghettis de tomates, ses poivrons en bille et ses gâteaux en spray. Pendant ce temps, en guise d’introduction, Agathe faisait goûter à David et Vincent ses glaces à la framboise, à la vanille et à la pistache, qui en réalité avaient un goût de betterave, chèvre et pesto. «C’est dégoûtant», a grimacé David Lowe en recrachant le pesto dans un mouchoir. Une séquence tournée dans un nouvel espace du laboratoire: la cuisine des cobayes. Les sujets culinaires comme celui-ci, très visuels et dans l’air du temps, devraient être plus fréquents cette saison.

L’audience de France 5 rajeunie

L’an dernier, les 33 numéros de «On n’est pas que des cobayes» ont réuni en moyenne 460.000 téléspectateurs.  Une faible part d’audience par rapport aux grandes chaînes concurrentes, mais «une bonne progression pour la chaîne», se réjouit France 5, qui a par ailleurs vu son audience rajeunir en prime time depuis l’arrivée de l’émission.

Voir le teaser de la saison 2

«On n’est pas que des cobayes» tous les vendredis à 20h35 sur France 5.