Le Tour, une organisation bien huilée

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L’énorme machine du Tour de France est presque au point. A la veille du prologue, la logistique achève de s’installer autour du Palais de la musique et des congrès (PMC).Al’intérieur, une véritable ruche s’active.Au rezde- chaussée, les partenaires publicitaires, qui ont envahi le hall d’entrée avec leurs stands, draguent gentiment les journalistes. Venus des quatre coins du globe, des centaines de rédacteurs, photographes et cameramen s’agitent pour récupérer leurs accréditations et recueillir les
dernières informations sur la compétition. Le personnel d’Amaury sport organisation,maître d’oeuvre de l’épreuve, a pris ses quartiers à l’étage.«LePMC,c’est le QG de la course, le saint des saints », indique Jean- Louis Pagès, le directeur des sites du tour. Sa Grande Boucle à lui dure 200 jours par an, au cours desquels il sélectionne les villes-étapes et scrute à la loupe les itinéraires. «Le Tour 2007 est déjà prêt », explique-t-il. Et pour prétendre accueillir la compétition, il faut de l’espace. Sur 5 hectares, la zone technique, située en face du PMC, abritera ce week-end 140 camions. Certains sont destinés au transport des structures démontables du Tour, les autres assurent les liaisons satellites pour les 107 chaînes de télévision attendues.«On y trouve 35kmde câbles. Un groupe électrogène capable d’alimenter une ville de 10 000 habitants est nécessaire pour faire fonctionner le dispositif », explique Jean- Louis Pagès. A quelques centaines de mètres, au square Tivoli, le village du Tour, dont les tentes sont déjà dressées, ne prendra vie que samedi matin. Etendu sur 5000 m2, il servira d’espace convivial aux sponsors et aux coureurs avant le début du prologue. Puis il déménagera au parc de l’Orangerie pour la 1re étape, dimanche, alors que la zone technique investira la place d’Islande. L’ensemble quittera Strasbourg aux environs de 21 h, pour rejoindre Obernai, ville-départ de la seconde étape.Ce sera la fin d’un rêve en jaune pour la capitale
alsacienne, mais le début de l’aventure pour les coureurs.

Jonathan Barbier