Battue, l'UMP ne veut pas rester abattue en vue des législatives

— 

Pas de crémant d'Alsace mais de la soupe à la grimace, dimanche à 20 h, au local de l'UMP à l'Elsau. À l'apparition du visage de François Hollande sur un grand écran, des huées, puis quelques secondes de silence. Le chaos. « Je suis déçu pour Nicolas Sarkozy. Qu'a-t-il bien pu faire pour mériter ça ? Nous voulions confronter nos programmes avec le PS. Ils ont tout mis sur la personne de Nicolas Sarkozy. Cela a été haro sur le président sortant », lance André Reichardt, le responsable départemental du parti. « Je regrette que François Bayrou ait renié sa famille d'origine. Je ne sais pas s'il a encore des miroirs chez lui, mais je suis sûr qu'il aura du mal à se retourner », poursuit Jean-Philippe Maurer, député UMP. « Merci aussi Marine », ironise, à voix basse, l'un des quelque 200 militants présents. Aucune critique, en revanche, du candidat Sarkozy ou de ses cinq années à l'Élysée. Évoquant une remontée de ce dernier dans les sondages ces derniers jours, Jean-Philippe Maurer, estime que, « peut-être la campagne a été un peu trop courte ». Elle « continue », lance André Reichardt en perspective des législatives des 10 et 17 juin prochains. « Nous avons perdu une bataille, il nous reste à faire la guerre, renchérit le député sortant André Schneider, paraphrasant le Général de Gaulle. Nous allons conserver la majorité alsacienne dont nous sommes tellement fiers et aider à ce que la France ne dégringole pas autant que l'on puisse le redouter aujourd'hui. »P. W.