RESF 67 mobilise avant les vacances

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Ce mois de juin est une période de forte mobilisation pour Réseau Education Sans Frontières (RESF), comme en témoigne la soirée de soutien aux jeunes scolarisés sans papiers menacés d'expulsion, organisée mercredi au cinéma Odyssée. A quelques jours du début des vacances d'été, RESF s'efforce d'intensifier la solidarité avec les jeunes clandestins. Face aux réactions d'indignation qu'avaient suscitée des interpellations en milieu scolaire, le ministre de l'Intérieur avait décrété, à l'automne dernier, un sursis dans le processus d'expulsion de ces populations. Sursis qui prend fin le 30 juin.

Ivan, originaire de Tchétchénie, vient de passer son bac au Lycée des Pontonniers mais il sera bientôt expulsable. Tout juste majeur, en France depuis quatre ans, vivant sous la tutelle de son oncle, il n'entre pas dans les critères de mansuétude dont bénéficieront certaines familles, car ses parents sont restés au pays. Ces derniers jours, des enseignants et des parents d'élève de son lycée ont lancé une pétition et écrit au préfet pour qu'il puisse rester.

« C'est la première année où nous sommes confrontés à des menaces concrètes d'expulsion », souligne Annie Bigot, son professeur d'espagnol. Pour mener la fronde, ils font confiance à RESF 67. « Notre souci est d'abord de défendre les enfants menacés, indique Eric Schultz, fondateur du réseau. Mais aussi de ne pas avoir à répondre aux questions de nos enfants surpris quand un camarade de classe a disparu ».

F. Namur

Depuis l'automne, RESF67 a enregistré 22 cas de menaces d'expulsion d'écoliers en situation irrégulière. Ils visent 45 enfants répartis dans quinze établissements de l'agglomération.