La voiture déclarée persona non grata

©2006 20 minutes

— 

 
  — no credit

Le fruit d'un an de réflexion. La ville de Strasbourg avait entamé une concertation sur la place de la voiture en ville avec les habitants, les commerçants, les associations de personnes handicapées, de parents d'élèves et d'autres administrations, dont le pôle universitaire européen. Dévoilée il y a deux semaines (lire notre édition du 24 mai), la synthèse de l'équipe municipale, qui fait la part belle à « l'écomobilité », suscite le débat. Le nouveau plan veut diminuer la place de la voiture en ville en encourageant les modes de transport alternatifs (vélo, bus, tramway) et en étendant les zones de stationnement payant.

L'opposition fustige la lenteur du processus. « Ces mesures comptaient parmi les priorités durant la campagne municipale. Et elles n'aboutissent que maintenant, en fin de mandat », pointe Robert Herrmann, conseiller municipal (PS). Les commerçants sont circonspects. « Nos propositions de parkings en centre-ville n'ont pas été adoptées. Mais l'extension du stationnement payant est une bonne chose, car elle favorisera le renouvellement des véhicules, donc de la clientèle, analyse Pierre Bardet, président des Vitrines de Strasbourg. Il reste le devenir de la place du Château, près de la cathédrale. Il faut un parking dans cette zone. Le dossier est à l'étude et nous serons intransigeants sur la nécessité d'un grand parking dans l'hypercentre. »

Les riverains sont au diapason. « Le parking Gutenberg est déjà pris d'assaut par les touristes étrangers et les résidents s'en trouvent lésés, déplore Oscar, qui habite rue du Fossé-des-tailleurs. Faudra-t-il toujours attendre 3 h du matin pour trouver une place ? »

Flora-Lyse Mbella

La ville a annoncé la création à partir du 1er janvier de trois zones tarifaires en voirie : se garer en zone verte (grande périphérie) coûtera 0,50 e l'heure, 1,30 e en zone orange (centre-ville) et 1,60 e en zone rouge (hyper centre).