« J'ai proposé une émission à TF1 »

Recueilli par Philippe Wendling

— 

Le 18 décembre, deux semaines après son élection, Delphine Wespiser était venue visiter le marché de Noël.
Le 18 décembre, deux semaines après son élection, Delphine Wespiser était venue visiter le marché de Noël. — G. Varela / 20 Minutes

Elue le 4 décembre, Delphine Wespiser vient de vivre le premier tiers de son année de Miss France. La jeune femme de 20 ans, originaire de Magstatt-le-Bas, se dit ravie mais ne peut s'empêcher de penser à son avenir.

Comment se passe votre règne ?
L'Alsace me manque, mais c'est le seul point négatif. Je fais plein de choses extraordinaires et surtout j'arrive à donner un sens à mon combat de cœur : la défense des animaux. Par exemple, je parraine un projet de refuge pour les chiens des sans-abri monté par le Samu social à Paris. Je suis aussi l'ambassadrice de l'IFAW, le Fonds international pour la protection des animaux, qui cette année défend la cause des éléphants.

Militez-vous aussi pour le hamster d'Alsace menacé par des projets routiers et immobiliers ?
Je ne m'y suis pas encore intéressée, mais je veux bien être sensibilisée. L'urbanisation empiète trop sur la nature.

Pensez-vous déjà à l'après-règne ?
Oui, car j'aime préparer les choses. Je vais reprendre ma vie d'avant en Alsace, mes études de management international. Par ma couleur de cheveux que beaucoup de gens veulent, j'ai remarqué qu'une Miss est vue comme un modèle. Je veux continuer à profiter de ce statut pour les animaux. Ce n'est qu'un projet, mais j'ai proposé à des gens de TF1 d'animer une émission animalière.

Si votre couleur rousse plaît, pourquoi ne pas la déposer ?
[Rires] Si un coiffeur veut me faire une proposition, je suis très ouverte !
Votre accent alsacien est raillé. L'UMP strasbourgeois Robert Grossman vous défend dans un livre. L'avez-vous lu ?
Juste le résumé, mais j'ai été touchée d'inspirer cette personne. Certains sont peut-être jaloux, mais je ne pense pas que l'on se moque de moi. De toute façon, mon accent, je l'assume.
La présidentielle approche, un favori ?
Je ne dis rien car une Miss, représentant tous les Français, se doit d'être apolitique. En revanche, je pense que comme il en existe un pour l'Environnement, il faut créer un ministère de la Protection animale. À ce moment-là, devenir ministre, je dis : "Pourquoi pas !"