« Il faut plus de classes bilingues »

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Jean-Marie Woerhling en est convaincu : « L'Éducation nationale n'ouvre pas assez de classes bilingues. Il en faut plus car il y a un fort intérêt des parents. Elle doit former des enseignants pour satisfaire la demande. » Le président de l'association Culture et bilinguisme d'Alsace-Moselle défend l'apprentissage de la langue dans une région où « parler l'allemand est un atout économique », revendique celui qui défilera samedi dans le cortège pour réclamer un statut aux langues régionales. « Il faut un projet pédagogique adapté. On ne compte que 10 % d'élèves de primaires inscrits en filière bilingue. C'est trop peu », dit-il. Dans le Bas-Rhin, on compte 137 écoles et 431 classes proposant un cursus bilingue. Selon Claude Froehlicher, le président de l'association Eltern Alsace, seules une dizaine de classes ouvriront à la rentrée prochaine : « Une convention a été passée pour qu'en 2013, 15 à 18 % des écoliers alsaciens parlent l'allemand. On en est loin. À ce rythme, il faudra cent ans pour arriver à cet objectif », plaisante-t-il. Pour permettre l'enseignement de l'allemand au plus grand nombre, l'Académie expérimentera en septembre les cours de 8 h par semaine pour les écoliers, n'ayant pu intégrer la filière paritaire de 12 h.A. G.