Roppenheim se démarque pour l'emploi

Philippe Wendling

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Le centre, qui ouvrira le 25 avril prochain, abritera 107 boutiques et restos d'ici à la fin 2013.
Le centre, qui ouvrira le 25 avril prochain, abritera 107 boutiques et restos d'ici à la fin 2013. — G. Varela / 20 Minutes

Àl'heure de passer à la caisse, le bilan de la course à l'emploi est positif à Roppenheim. Quelque 2 700 personnes ont postulé pour travailler au sein des boutiques du centre de marques, qui ouvrira le 25 avril. Animée par Neinver, le gestionnaire du site, Pôle emploi et les collectivités locales, une « cellule » a reçu en entretien 1 511 candidats. Un peu plus d'un tiers d'entre eux ont participé avec les enseignes à un job-dating, les 28 et 29 février. Résultats : 94 CDI ont déjà été signés et 189 autres postes devraient être rapidement pourvus. En outre, « 166 demandeurs d'emploi ont été formés en langues et en force de vente », se sont réjouis, lundi, les représentants des collectivités et du groupe Neinver. « Quand une entreprise étrangère s'implante et crée 20 emplois, on se félicite, lâche Philippe Richert, le président UMP de la région. Alors là, 300 emplois, c'est énorme. »

Plus de 750 emplois directs
« Les enseignes nous ont demandé de les aider à trouver 283 employés, mais d'autres ont préféré faire leur recrutement de leur côté, dit Mayle Legay, la directrice du centre. Ainsi ce sont environ 320 personnes qui travailleront au 25 avril ». Neinver n'a pour l'heure commercialisé que 70 % des surfaces de vente du site. Les 30 % restants le seront d'ici à la fin 2013. Dès lors 107 boutiques et restos accueilleront les clients. « Nous serons sur 480 emplois commerciaux », poursuit Mayle Legay, auxquels elle ajoute 80 jobs directs à des postes de maintenance et 8 à la gestion. Sans oublier, les 200 qui ont été nécessaires pour la construction du centre. « Il faudra également compter les retombées économiques induites », pointe Guy-Dominique Kennel, le président UMP du département. Certains commerçants traditionnels craignent, au contraire, que la concurrence de Roppenheim n'ait des conséquences sur leurs affaires et donc sur leurs effectifs. « Il y aura quelques dégâts collatéraux, dit Guy-Dominique Kennel, à nous de les accompagner pour que le centre soit le plus profitable possible pour le territoire. »