Hollande déçoit les Fessenheim

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Le site compte quelque 900 agents.
Le site compte quelque 900 agents. — G. Varela / 20 Minutes

Les syndicats de Fessenheim avaient convié François Hollande à visiter leur centrale, c'est finalement dans son QG de campagne, à Paris, qu'ils l'ont rencontré, lundi matin. Déplorant sa volonté de fermer leur site avant 2017, en cas de victoire à la présidentielle, ils espéraient le sensibiliser au sort de ses 900 salariés d'EDF et sous-traitants. Interrogé dans la matinée sur France Info, le candidat PS estimait que le démantèlement de la centrale n'entraînerait « aucune suppression d'emploi ». Pour les syndicats, « seules 50 personnes y travailleront encore et ce ne seront pas des agents EDF ».

Une réunion entre les deux tours
« Cette entrevue nous laisse un goût amer, confie Sylvain Bouillot de la CFE-CGC. François Hollande est resté sur des généralités face à nos arguments techniques. Il se retranche dans une vision politique du dossier. Il est acculé par l'accord signé avec les Verts. » En vue du scrutin législatif de juin, socialistes et écologistes se sont entendus sur la fermeture de 24 des 59 centrales du pays d'ici à 2025. « Nous espérons que son score au premier tour de la présidentielle détendra les choses », poursuit Sylvain Bouillot. Le socialiste a promis, lundi, aux syndicalistes de rediscuter avec eux entre les deux tours de l'élection, et ce « à la centrale ou dans un local haut-rhinois du PS ». Il a quitté son QG, lundi, sous les cris de « casse-toi sale vendu » et autres insultes proférées par des salariés de Fessenheim.P. W.