Lundi de Pentecôte : journée de solidarité à deux vitesses

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« Pour contacter nos clients, c'est un peu au petit bonheur la chance », confiait hier Sébastien, salarié dans la finance à Strasbourg. Comme 40 % des Français, il travaillait ce lundi de Pentecôte, journée de la solidarité pour l'assurance vieillesse. Salarié dans une entreprise spécialisée dans les produits d'impression, Olivier a les mêmes tracas : « C'est vraiment difficile de trouver le bon interlocuteur quand on ne sait pas qui travaille. »

A ce souci s'ajoutait pour beaucoup de salariés un autre problème : « Il y a peu de transports en commun et la majorité des parkings sont fermés. Sur le principe, je suis pour cette journée, mais il faudrait que la mesure soit généralisée et que chacun travaille», ajoute encore Olivier. Bilan en demi-teinte également en ce qui concerne les commerces. Si la plupart des grandes enseignes du centre-ville étaient fermées, il était souvent possible d'aller faire ses courses dans le supermarché ou la boutique au coin de la rue.

L. M.