Un rapport assied le siège strasbourgeois du Parlement

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Face aux partisans d'un siège unique du Parlement européen à Bruxelles, des voix s'élèvent. L'Association européenne des jeunes entrepreneurs (AEJE) a publié, hier, Le siège dans tous ses Etats, une étude « mettant en lumière les arguments mensongers et la mauvaise foi des opposants à Strasbourg ».

G Le coût financier. Dans un rapport présenté en février 2011, le député britannique Edward McMillan-Scott avançait un coût annuel du Parlement à Strasbourg de 169 à 203 millions d'euros. Ce pro-Bruxelles a utilisé une estimation datant de 2002, pointe l'AEJE. Il s'est aussi « gardé de préciser que ces chiffres concernent le coût annuel du maintien des trois lieux de travail » que l'institution occupe en Alsace, Belgique et au Luxembourg. Se basant sur des documents du secrétariat général, l'AEJE précise que le « coût réel du Parlement à Strasbourg était de 51,5 millions d'euros en 2010, soit 10 cents par citoyen et par an ! »

Le coût environnemental. McMillan-Scott clamait aussi que l'empreinte carbone du siège strasbourgeois était de 18 884,5 tonnes de CO2 par an. Problème soulève l'AEJE, cette affirmation est nourrie par des données couvrant la période 2000-2006 et « ignore d'importants progrès accomplis depuis ». Ainsi, l'empreinte ne dépasserait désormais plus les 4 199 tonnes de CO2 par an.
Actions, réactions. Pour contrecarrer les opposants à la capitale alsacienne, l'AEJE préconise, notamment, que « le gouvernement français et les autorités locales fassent preuve, en synergie, d'une mobilisation politique forte et s'attachent à développer une communication offensive et coordonnée. » Autre recommandation : l'accessibilité de la ville doit à tout prix être renforcée. Pour ce faire, l'association suggère de « relancer le projet de ligne ferroviaire directe Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg » mais aussi « d'aligner la fiscalité pesant sur l'aéroport d'Entzheim » sur celle, bien plus clémente, des plateformes environnantes en Allemagne et en Suisse.P. W.