Mélenchon veut « étendre le droit local » mais supprimer le Concordat

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Le candidat Jean-Luc Mélenchon.
Le candidat Jean-Luc Mélenchon. — A. GELEBART / 20 MINUTES

S'il venait à remporter la présidentielle, François Hollande expliquait, il y a une douzaine de jours, vouloir inscrire dans la Constitution la loi de 1905 séparant l'Église et l'État. La mesure aurait remis en cause l'existence du Concordat d'Alsace-Moselle, garantissant la liberté de culte, avaient déploré entre autres l'UMP et des responsables religieux. Le socialiste a depuis indiqué que la région ferait exception à la loi. Une aberration à entendre Jean-Luc Mélenchon. Le candidat du Front de gauche a indiqué, hier sur France Inter, qu'il était pour « supprimer » le Concordat dans un souci de laïcité républicaine.

Le régime d'assurance-maladie
En revanche, « je ne suis pas opposé au droit local, a poursuivi Mélenchon. Je suis pour étendre à toute la France le droit social d'Alsace-Moselle qui est particulièrement favorable. Là-bas, les comptes sociaux sont en équilibre », argumente-t-il, se référant au régime local d'assurance-maladie. Grâce à des résultats excédentaires l'an passé, ce dernier a baissé le montant de ses cotisations de 0,1 % au 1er janvier. Pour autant, il n'est « pas généralisable », selon ses responsables. Interrogés le 17 janvier par le MoDem François Bayrou, ils avaient estimé que sa généralisation nécessiterait une trop forte hausse des cotisations pour être bénéfique. P. W.