Proglio ne lâche pas Fessenheim

Philippe Wendling

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H. Proglio et P. Richert ont signé, hier, une convention sur le développement.
H. Proglio et P. Richert ont signé, hier, une convention sur le développement. — G. Varela / 20 Minutes

Fessenheim « sera démantelée un jour », mais celui-ci n'est pas arrivé. De ce fait, pas la peine « de spéculer sur le sujet », a lâché, hier, Henri Proglio. De passage à Strasbourg, le président directeur général d'EDF, gestionnaire de la centrale, est revenu sur des préconisations de sécurité rendues le 3 janvier par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). L'organisme pointe que son exploitation peut continuer sous réserve, notamment, de renforcer la dalle sur laquelle reposent les réacteurs et d'études sur le niveau d'eau « en cas de rupture des digues du Grand canal ».

« Une facture acceptable »
A Fessenheim, comme dans les autres installations nucléaires du pays, « nous appliquerons intégralement les conclusions de l'ASN et réaliserons dans les délais requis tous les travaux », explique Henri Proglio. Soit dans les cinq à dix ans. Le coût total des opérations est estimé à plus de dix milliards d'euros. Pour le seul site de Fessenheim, le PDG d'EDF s'est refusé à les chiffrer, estimant juste que « la facture est acceptable. La valeur du parc nucléaire justifie les investissements qui vont lui être dédiés. Les travaux seront réalisés au mieux des intérêts individuels du groupe et collectifs de la France. » Il sous-entend, entre autres, que le nucléaire serait écolo car il permet la production d'une énergie « décarbonée », comprendre sans émissions de gaz à effet de serre.