La CGT se mobilise face à la crainte de nouveaux licenciements

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Rassemblés hier matin devant la gare de Molsheim, en marge du sommet social sur l'emploi qui s'est tenu dans le même temps à Paris, une cinquantaine de militants de la CGT se sont dits préoccupés par la situation du marché de l'emploi dans le Bas-Rhin. Selon leur secrétaire départemental, Jacky Wagner, des menaces pèsent sur des « centaines de postes », notamment à la COOP où « la reprise par Casino entraînera forcément des licenciements ». Même inquiétude à propos des 400 salariés de l'usine de papeterie UPM-Stracel, à Port-du-Rhin, touchés par la vente de leur entreprise. « On est en train de chercher des solutions alternatives, et il nous reste six mois pour le faire », a-t-il déclaré. « Sceptique » sur le plan d'urgence, conclu hier, Jacky Wagner a vu le département rattraper par le chômage. « En cinq ans, la métallurgie a perdu 5 000 emplois dans le Bas-Rhin. En Alsace, la Poste a divisé ses effectifs par deux. À la SNCF, 621 postes de cheminots ont été supprimés dans le département depuis 2007 », précise le syndicaliste. Selon lui, la reprise de l'emploi est possible, à condition « d'arrêter la défiscalisation des heures supplémentaires et d'utiliser l'argent des exonérations des charges sociales à la formation et à l'embauche. »A. G.