Des particules fines polluent l'air de la CUS

Arnaud Guiguitant

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La station du boulevard Clemenceau
La station du boulevard Clemenceau — G. Varela / 20 Minutes

L'agglomération de Strasbourg a connu hier sa première pollution aux particules fines de l'hiver. Chargé de surveiller la qualité de l'air en Alsace, l'Aspa a lancé à 10 h « une procédure d'information des populations », à la suite de la détection d'un taux élevé de poussières en suspension. Deux des trois sites de mesures de Strasbourg, situés sur l'autoroute A 35 et boulevard Clemenceau, ont enregistré des valeurs supérieures au seuil de recommandation. « Sur ces deux axes très fréquentés, on a dépassé les 80 microgrammes de particules par mètre cube. On a ainsi atteint, sur 24 h, les 92 microgrammes avec un pic horaire à 128 sur le boulevard Clemenceau », précise Pascaline Clair, ingénieur à l'Aspa.

Mesures de prévention
En cause, les conditions météo. Le phénomène, « courant en hiver », apparaît lorsque les températures sont plus élevées en altitude qu'en plaine. Résultat, les masses d'air stagnent au sol, emprisonnant les particules émises par la circulation routière, l'activité industrielle ou les installations de chauffage. Dès hier, des mesures de prévention ont été prises : « On a demandé aux automobilistes de réduire leur vitesse ou d'utiliser les transports en commun. Les émetteurs industriels ont dû aussi s'assurer du bon fonctionnement de leurs dispositifs de dépoussiérage », a ajouté Pascaline Clair. La préfecture, les hôpitaux et les clubs de sport de la CUS ont aussi été informés de cette pollution qui, selon l'Aspa, devrait se résorber aujourd'hui avec l'arrivée de la pluie.

L'alerte en 2009

Le dernier niveau, dit d'alerte aux particules fines, dont le taux dépasse cette fois les 125 microgrammes par mètre cube sur 24 h, remonte au 10 janvier 2009. La pollution avait duré 5 jours. A l'époque, le trafic routier avait été limité.