Le contrat aidé de 7 heures expérimenté dès février

Arnaud Guiguitant

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Des postes sont liés aux espaces verts.
Des postes sont liés aux espaces verts. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Deux mois après l'annonce de son expérimentation dans le Bas-Rhin, le nouveau contrat de travail de 7 heures par semaine, destiné aux bénéficiaires du RSA, entrera en vigueur début février. Le recrutement des 200 candidats volontaires vient d'ailleurs de commencer. « On est en train de recenser les offres d'emplois des communes ou des associations, susceptibles de proposer ces contrats. On en a déjà une trentaine, mais l'objectif est d'arriver à au moins 200 contrats signés », explique Emmanuel Bastian, directeur du Pôle d'insertion et d'action sociale au conseil général du Bas-Rhin. Le département devrait recruter 50 personnes.

« Leur remettre le pied à l'étrier »
Travaux de maintenance dans les collèges, emplois en bibliothèques, entretien des espaces verts, services ménagers... Ces postes, payés au Smic, s'adressent aux personnes « les plus éloignées de l'emploi. C'est une façon de leur remettre le pied à l'étrier, de les accompagner et de ne pas laisser se diffuser un sentiment d'isolement ou d'inutilité », confie Emmanuel Bastian. D'une durée de 6 à 12 mois, pouvant être renouvelés, ces contrats aidés peuvent être amenés à évoluer vers 20 heures de travail hebdomadaire, voire plus. « On espère par la suite que cela débouche sur des embauches », poursuit-il. En 2008, le Bas-Rhin avait testé un dispositif similaire de réinsertion professionnelle pour une vingtaine d'allocataires du RMI. À l'issue des stages, trois quarts des candidats avaient retrouvé un emploi.

En chiffres

Selon le conseil général du Bas-Rhin, le département compte 28 800 allocataires du RSA, dont 18 367 n'ont aucune activité professionnelle. Le contrat de 7 h s'adresse à eux. Sur Strasbourg, ils sont 10 228 et 4 749 à travailler de manière ponctuelle.