Les riders sous les feux de la rampe

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Sans attendre la cérémonie officielle, le skate-park de la rue Pierre-Nuss à Cronenbourg a été ouvert au public dès février. Avec succès. Une centaine de passionnés de skateboard, roller et autre vélo acrobatique ou BMX s'y retrouvent quotidiennement. « Nos demandes et nos avis techniques ont été respectés par la Mairie avec qui nous avons appris à nous connaître, se réjouit Nicolas Mougin, ancien champion du monde amateur de roller. Ce skatepark est mieux que celui dont nous disposions au Wacken.»

Pour marquer le coup, Nicolas Mougin et son association strasbourgeoise Nouvelles lignes ont réuni, samedi et dimanche, le gratin des trois disciplines reines des sports de glisse urbains. « Nous sommes une grande famille, explique-t-il. D'où la présence de stars internationales comme Bruno Loewe, vainqueur en 2003 d'une des plus grandes compétitions de roller au monde, les X Games. »

Une fête de famille inconcevable sans la présence des cousins disc-jockeys et graffeurs, ces artistes de la bombe de peinture. « Venant de la rue, ces sports sont proches du hip-hop », explique DJ P, ancien skater converti au rap et membre du collectif Turntableast. La musique stimule les riders [les adeptes de ces sports]. » De leur côté, la quinzaine de graffeurs sont venus décorer les infrastructures en béton du skate-park. Plus pour se faire plaisir que pour faire passer des messages. Une recherche perpétuelle de sensations que partagent les riders. « Quand je suis sur mon vélo, j'ai envie que cela ne s'arrête jamais », raconte le Colmarien Arthur Dietrich, professionnel de BMX. Ces disciplines ludiques sont aussi « des sports à risques, rappelle Nicolas Mougin, qui rendent l'apprentissage de la chute indispensable ». Une obligation à laquelle s'ajoute, précise Arthur, « le port de protections tels qu'un casque ou des gants ».

Philippe Wendling