Mars met des billes pour gagner en M&M's

Philippe Wendling
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50 000 tonnes par an de M&M's sont produits à Haguenau.
50 000 tonnes par an de M&M's sont produits à Haguenau. — G. Varela / 20 Minutes

Une annonce qui vaut son pesant de cacahuètes. Pas moins de 200 milliards de M&M's par an sont mangés dans le monde. Et les chiffres ne cessent de gonfler. Pour « faire face de façon durable à cette augmentation du marché », le groupe Mars va investir 40 millions d'euros dans son usine de Haguenau, a indiqué, hier, Denis Beaufils, le directeur du site. Une nouvelle ligne de production va être assemblée, les bâtiments étendus et trente personnes embauchées en complément des 369 actuels salariés. Le but est clair : accroître de 20 % les 50 000 tonnes de billes chocolatées qui y sont confectionnées chaque année, et ce dès la mi-2013. « Près de 75 % de la production du site est exportée dans une trentaine de pays en Europe et au Moyen-Orient », précise Denis Beaufils.

Un autre projet à 5 millions
« La décision a été prise il y a dix jours, indique Thierry Gaillard, le PDG de Mars chocolat France. Mais nous travaillons sur le projet depuis trois ans. » Une longue période pendant laquelle la direction a dû revoir ses coûts de production à la baisse (-20 %) pour remporter le marché contre une usine polonaise également pressentie par Mars. « Sans cet investissement, le site de Haguenau n'était pas menacé, pointe Thierry Gaillard. Mais sa production aurait probablement baissé et des départs à la retraite n'auraient pas été remplacés. » « L'argent est déjà disponible, poursuit le patron de Mars chocolat France. Nous allons commencer les entretiens d'embauches avant les fêtes de Noël. Les travaux devraient débuter en janvier. »
Parallèlement, un autre chantier, estimé à cinq millions d'euros, devrait se concrétiser rapidement en partenariat avec les sociétés Sita et Cofely, mais également l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). « Nous sommes en train de finaliser un accord afin de pouvoir relier notre usine à la station d'épuration de Haguenau et nous y alimenter en vapeur, explique Denis Beaufils. L'objectif est que, via cette énergie "verte", nous réduisions notre consommation d'énergie fossile et ainsi nos dégagements de gaz à effet de serre à hauteur de 60 %. »