Une longue attente pour les familles

©2006 20 minutes

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« J'étais persuadée que mon mari voyageait en train ce jour-là », raconte Maria Elvira. Cette Colombienne, mariée à Philippe Pecqueur, l'un des disparus, s'est retrouvée seule avec trois enfants. La plupart des victimes de l'accident étaient des hommes, qui ont souvent laissé derrière eux des familles livrées à elle-même. « Il y avait tout le quotidien à gérer. C'était très dur », se rappelle Maria. De Paris, elle a pu suivre les longues démarches de l'association des victimes du crash du Mont Sainte-Odile (Echo). Du procès, qui aura mis plus de quatorze ans avant d'être organisé, elle attend surtout que les prévenus reconnaissent leurs responsabilités. « C'est un devoir envers les personnes disparues et tous ceux qui sont morts avant la tenue du procès ».

J. M.

Espoir, une association colmarienne d'aide aux victimes, assure depuis deux mois une permanence téléphonique destinée aux familles des victimes du crash. Elle se propose de les aiguiller dans leurs démarches juridiques et pratiques (remboursement de frais, aide juridictionnelle, tenue du procès, listes d'hôtels, etc.).