Un 1er Mai contre la précarité

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Deux mille personnes selon la police, 2500 d'après les organisateurs, ont participé hier matin au traditionnel défilé du 1er mai. Principal mot d'ordre cette année, au départ de la place Kléber, la lutte « contre la précarité ». Dans le cortège, outre les traditionnels syndicats, une vingtaine d'employés de Schutzenberger qui veulent toujours croire en une reprise de la brasserie : « Le fait que le ministère public ait fait appel de la liquidation judiciaire nous redonne un petit espoir », a lâché Patrick Schmitt, délégué syndical CGT. Une trentaine d'employés du magasin BHV, dont le groupe a annoncé la semaine dernière la fermeture d'ici à la fin de l'année, étaient également présents « pour alerter nos clients sur la disparition d'un magasin de proximité en centre-ville », explique une employée. Autres novices du 1er Mai, les 150 à 200 étudiants, hostiles au CNE et à la loi sur l'égalité des chances. « C'est la première fois que nous participons au défilé, explique Renaud, porte-parole de la coordination nationale contre la précarité. C'est notre manière de dire que les vacances n'ont pas calmé la jeunesse. » Plusieurs manifestants ont également affiché leur hostilité au projet de loi de Nicolas Sarkozy sur l'immigration, examiné à partir d'aujourd'hui par l'assemblée nationale.

Jonathan Barbier

L'association de soutien aux tirailleurs sénégalais a aussi manifesté pour réclamer « une reconnaissance envers ses anciens combattants africains. »