Les Alsaciens préfèrent la crémation

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L'un des columbariums de la ville.
L'un des columbariums de la ville. — G. Varela / 20 Minutes

Toussaint oblige, nombreux seront les Alsaciens à se rendre, ce week-end, sur les tombes de proches. Nombreux seront aussi ceux à se recueillir devant un columbarium, un jardin du souvenir... Et pour cause, la région est celle où la crémation se pratique le plus. Elle l'est dans 32 % des décès, contre 25 % sur la Côte d'Azur ou 13 % en Picardie, pointe l'Association française d'information funéraire. Les chiffres seraient même plus élevés. « On s'approche des 50 % à Strasbourg », dit Xavier Maillard, le directeur du Centre funéraire de la ville. Son établissement, qui abrite l'unique crématorium du Bas-Rhin, en fait 3 000 par an.

L'incinération plus économique
Si les Alsaciens préfèrent la crémation, l'explication est en partie historique. Le crématorium strasbourgeois fut le troisième à ouvrir en France, en 1922. « La pratique a eu le temps, depuis, de s'installer dans les esprits », avance Xavier Maillard. Autre explication, le protestantisme, religion dominante dans la région, a autorisé la crémation dès 1898, quand le Vatican ne l'a fait qu'en 1963. Pour Jean-Jacques Noth, président de l'Association crématiste, les Alsaciens sont « influencés par l'Allemagne et la Suisse voisines, où la crémation est très répandue. Et puis, aujourd'hui, les gens étant à 500 € près, ils s'y intéressent aussi, de plus en plus, car la formule est économique. » Sur la base de devis, selon lui, des obsèques par crémation à Strasbourg coûtent de 1 400 à 2 500 €, contre 3 500 à 4 000 € pour une inhumation.P. W.