Un militant en grève de la faim

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Devant un brasero, Alexandre Glardon enchaîne les critiques. Tout y passe : gouvernement, mairie, préfecture, police... Installé dans le jardin d'un ami, près de la place de Bordeaux, le président des Enfants de don Quichotte dit mener une grève de la faim depuis le 8 octobre. « Je n'arrêterai que lorsqu'une commission parlementaire sera ouverte pour faire la lumière sur la répression policière dont je suis victime. » Le défenseur des sans-abri, organisateur notamment de campements quai Sturm, prétend être « la cible d'une cabale, dont souffre aussi ma compagne. Le 8 novembre, je serai jugé pour outrages et rébellion, alors que les flics m'ont arrêté injustement en mai. Les institutions ne peuvent pas tolérer un électron libre comme moi qui dénonce ce qui va mal. A l'approche de l'hiver, ils veulent me faire taire », lâche le quadragénaire, se défendant d'être « parano ». Contactée, la police n'a pas donné suite.P. W.