Le Vélhop va monter d'un braquet

Philippe Wendling

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L'écologiste Alain Jund devant le bus de livraison de Vélhop.
L'écologiste Alain Jund devant le bus de livraison de Vélhop. — G. Varela / 20 Minutes

«C'est bien, ils fournissent même un cadenas », plaisante Radouane, très affairé à attacher son Vélhop à l'arrière des Galeries Lafayette. Après des locations occasionnelles, le vendeur de 23 ans vient de contracter un abonnement mensuel au service de vélos partagés. « Acheter un vélo, je n'en voyais pas l'utilité, dit-il. Comme il fait beau, j'utilise un Vélhop, mais dès que le froid va ressortir, ça va me freiner. Avec ce système, au moins je n'aurai pas à garder pour rien un vélo tout l'hiver. C'est plus pratique. » Un argument, parmi d'autres, qui semble avoir fait mouche chez les Strasbourgeois et les touristes. Depuis le lancement du Vélhop, il y a tout juste un an, le 23 septembre 2010, « nous sommes à plus de 300 000 journées de location, se réjouit le maire (PS) Roland Ries. C'est 64 % de plus qu'avec l'ancien système de location de la ville [Vélocation]. »

Une boutique mobile
Disponibles dans trois boutiques animées par des agents, les Vélhop le sont aussi dans neuf stations munies de bornes automatiques, comme place Arnold. « Malgré leur nombre encore limité, ces stations concentrent 30 % des locations, précise Roland Ries. Leur développement est en cours. » Quatre nouvelles vont voir le jour cet automne, près de la gare, boulevard de la Victoire et à la station de tram de la Robertsau. D'autres sont prévues à plus long terme, notamment sur le campus de l'Esplanade. Du côté des boutiques, une est annoncée route des Romains, pour début 2012. « Nous allons signer un bail pour en ouvrir une près de notre hôtel de ville », précise Raphaël Nisand, le maire (PS) de Schiltigheim.
« Une des spécificités du Vélhop est qu'il ne va pas se cantonner dans le centre-ville. Il se développe dans toute la communauté urbaine », pointe Alain Jund, l'adjoint (Vert) aux déplacements. Pour ce faire, un bus spécialement aménagé va sillonner l'agglo afin de proposer des locations aux habitants et aux entreprises. « Cette boutique mobile va également permettre de savoir là où sont les besoins, estime Roland Ries. Et donc de voir, ainsi, s'il existe un potentiel pour y implanter une boutique fixe. »