Grippe aviaire: vigilance maintenue

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« Nous devons la transparence à tous les Alsaciens », a expliqué hier le préfet du Bas-Rhin, Jean-Paul Faugère, en introduction d'un point presse consacré à la grippe aviaire. L'objectif du rendez-vous était de faire un état des lieux des différentes mesures mises en place. « Il faut intégrer dans nos plans l'idée d'une pandémie », a souligné le préfet.

En juin 2005, l'Institut national de veille sanitaire a estimé l'impact d'une pandémie au niveau national. A partir de cette étude, la Ddass a transposé les résultats au niveau régional. En l'absence d'interventions pour juguler la propagation du virus, celui-ci pourrait provoquer la mort de 2 600 à 6 100 personnes en Alsace. Une menace qui souligne l'exigence d'une sérieuse vigilance. Le problème étant pour l'heure strictement animal, la direction départementale des services vétérinaires est aux avant-postes. Depuis le 18 février, elle a reçu 2 000 déclarations de cas suspects d'oiseaux morts. Après évaluation des déclarations, 69 animaux ont été autopsiés (90 % de cygnes).

Egalement en première ligne, la chambre des agriculteurs, en relation directe avec les producteurs de volaille et les petits éleveurs, concernés par les mesures de confinement. Une mesure pas toujours simple à faire appliquer auprès des 3 000 adhérents d'associations avicoles amateurs. « Certains n'ont pas pu et ont préféré le congélateur », indique Eugène Schaefer, président de la chambre d'agriculture.

Jonathan Barbier

Les hôpitaux universitaires de Strasbourg travaillent sur un plan d'organisation en cas de déclenchement d'une pandémie. Il sera finalisé d'ici à deux semaines et servira de modèle aux autres hôpitaux de la région.