La récidive, combat de la fondation Julie

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Tout faire pour empêcher la récidive, c'est le leitmotiv de la fondation Julie qui tenait une réunion publique vendredi soir à Schirmeck. Cette fondation a été créée après les meurtres de Julie et Jeanne-Marie en 2004, dont l'auteur présumé, Pierre Bodein, avait déjà été condamné pour viol et tentative de meurtre.

Devant deux cents personnes, le procureur de Colmar, les avocats de la famille de Julie et le député UMP Jean-Paul Garraud, vice-président de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau, ont évoqué la loi sur la récidive et la libération conditionnelle. « Il faut plus de moyens à la justice pour améliorer le suivi des primo-délinquants, explique Jean-Louis Renaudin, président de la fondation Julie, pour éviter qu'ils deviennent des récidivistes. »

Opposée à la loi sur la récidive promulguée en décembre, la fondation a mis en avant les faiblesses du texte et rejette l'utilisation du bracelet électronique. Son président demande que la loi instaure des mesures spécifiques pour les « crimes barbares ».

Son nouveau combat est l'évaluation de la dangerosité. Jean-Louis Renaudin aimerait que la France prenne exemple sur le Canada. « Là-bas, les criminels font l'objet d'une évaluation en prison. S'ils sont toujours jugés dangereux, ils ne sont pas remis en liberté, même à la fin de leur détention. » La fondation a envoyé aux députés une proposition de loi dans ce sens.

Linda Cortey

http://www.ass-fondation-julie.org

La prochaine rencontre avec la fondation Julie aura lieu le 6 avril. Pierre Tournier, membre de l'Association française de criminologie, évoquera le suivi des délinquants.