Les ténors locaux avec Hollande ou Aubry

Philippe Wendling

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Ries et Bigot sont pour Hollande, Fontanel et Meyer pour Aubry.
Ries et Bigot sont pour Hollande, Fontanel et Meyer pour Aubry. — CHAMUSSY/SIPA

La campagne pour la primaire socialiste a débuté. A Strasbourg, les clans se forment en vue du vote des militants et sympathisants, les 9 et 16 octobre. Pour Olivier Bitz, l'adjoint à la sécurité, le choix est clair. Il est l'un des rares à emboîter le pas de Ségolène Royal, par « fidélité et parce que son action peut s'inscrire dans la durée ». Le maire Roland Ries n'en fera pas autant, même s'il présida son comité de soutien lors des présidentielles 2007. « Ségolène a montré ses limites. Je soutiens François Hollande. » Parmi ses raisons : une même approche de « la social-démocratie » doublée d'affinités sur la question de la mobilité en ville et de la nécessité d'ériger « en cause nationale » la défense du siège strasbourgeois du Parlement européen. « François m'a demandé de travailler sur ces deux sujets au plan national », précise l'édile. La mobilisation locale reviendra à l'adjoint au logement Philippe Bies et au président de la CUS Jacques Bigot. Ils ont l'approbation, entre autres, du député Armand Jung et de Mathieu Cahn, le secrétaire régional du parti.

Rassemblement et diversité
Roland Ries ne le cache pas, il a été approché par Martine Aubry, qui parle de lui comme d'un possible ministre. « Cela m'a étonné », dit l'intéressé, tout en estimant que Hollande a une « plus grande cohérence politique ». « Il est le candidat des territoires », poursuit Philippe Bies. Un avis que ne partage pas Paul Meyer, adjoint à la jeunesse et porte-parole du comité de soutien d'Aubry. « Martine incarne le plus le rassemblement dans sa diversité et le changement, car elle regroupe des gens différents qu'ils soient très à gauche, proches de Dominique Strauss-Kahn ou de Bertrand Delanoë. De par son parcours, on sait qu'elle est crédible, qu'elle tient ses promesses. » Son profil séduit, par exemple, l'adjoint aux finances Alain Fontanel et sa collègue Nicole Dreyer.
Les voix pour Arnaud Montebourg et Manuel Valls, également candidats, sont encore timides. De même, aucun ténor local ne s'est prononcé pour l'heure en faveur d'une entrée dans la course de Dominique Strauss-Kahn, si la justice américaine venait à le blanchir.