Le mobilier cyclable du futur se dessine

Philippe Wendling

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Ces inscriptions pourraient, à l'avenir, orner les pistes cyclables de la CUS, selon Marion Henry-Riengeval et Paul Baron, deux étudiants des arts déco.
Ces inscriptions pourraient, à l'avenir, orner les pistes cyclables de la CUS, selon Marion Henry-Riengeval et Paul Baron, deux étudiants des arts déco. — DR

Vous les verrez peut-être bientôt fleurir dans l'agglomération ? Une expo* présente, depuis hier, des projets « d'objets emblématiques de la pratique du vélo en ville » imaginés par des étudiants en design des arts déco. Bornes sonores dispensant des messages informatifs, signalétiques dynamiques, panneaux écolos... Ils ont été élaborés dans le cadre d'un concours lancé, à l'automne, par la ville.
Sur la plus haute place du podium : « Impression », un mode de signalisation des distances et des directions taguées à même le sol. Exemples : une cathédrale schématisée comprenant un chiffre indique le nombre de kilomètres à parcourir pour rejoindre Notre-Dame ; une frise à damiers stimule le cycliste façon ligne de départ de Formule 1. « Notre idée est d'inciter à la pratique du vélo en faisant un clin d'œil au street art, de créer des parcours », expliquent Marion Henry-Riengeval et Paul Baron, ses concepteurs. « Simple et pas très cher à réaliser, leur projet pourrait être concrétisé dès 2012 sur certaines pistes cyclables », précise l'adjoint Vert Alain Jund.

Une autoroute du vélo
Plus classique, et difficilement réalisable à court terme, pour des questions de coût, le deuxième concept lauréat préconise la création de bornes « rappelant le système des chemins de randonnée ». Elles comprendraient, notamment, des cartes, des indications de temps et de distances.
Ultime projet récompensé : les « autoroutes du vélo ». Ces couloirs réservés aux deux-roues fonctionneraient selon un système de couronnes symbolisées chacune par une couleur correspondant au temps nécessaire pour gagner le centre-ville (de 10 à 35 mn).
S'ils n'ont pas remporté le concours, d'autres projets attirent l'attention de la collectivité. Parmi eux, un reposoir permettant aux cyclistes de ne pas se lever de leur selle pour poser le pied au feu rouge ou sur une piste cyclable. En grès des Vosges, il aurait l'avantage d'être écolo et de « mobiliser l'économie locale » pour le construire.