Un meurtre à l'EuroAirport

Philippe Wendling

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Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte. Le corps sans vie d'un contrôleur a été découvert au 11e étage du bâtiment de la Direction générale de l'aviation civile sur le site de l'EuroAirport, hier vers 8 h. Baignant dans une mare de sang, près d'un ascenseur, l'homme a été tué à l'aide d'une arme blanche, qui n'avait pas encore été retrouvée dans la soirée. Il aurait reçu entre trois et six coups, dont deux mortels, au poumon, à la gorge et au thorax. Responsable de permanence de la tour de contrôle, il « devait prendre son service », nous a précisé un porte-parole de la DGAC. Originaire de Riedisheim, âgé de 34 ans, ce père de famille était en poste à l'aéroport de Bâle-Mulhouse depuis près de 13 ans. Il n'était pas connu des services de police.

Une zone sécurisée
« Il s'agit d'une agression délibérée avec manifestement la volonté de tuer », a estimé, après s'être rendu sur place, Hervé Robin, procureur de la République. Selon lui, le meurtre, qui est décrit comme très violent, ne serait pas lié à une tentative terroriste ou à un crime de rôdeur. Problème, le lieu où la victime a été retrouvée est situé dans une zone sécurisée. Seules les personnes dotées d'un badge peuvent y pénétrer, nous ont confirmé police et DGAC.
Les collègues du contrôleur assassiné, ainsi que d'autres personnes disposant d'un laissez-passer pour accéder au bâtiment, ont été interrogés, hier. En parallèle, une cellule d'aide psychologique a été mise en place. La police scientifique a également effectué un certain nombre de prélèvements.