Menaces sur la maison Mimir

Philippe Wendling

— 

La maison était inoccupée depuis 11 ans au début du squat en janvier 2010.
La maison était inoccupée depuis 11 ans au début du squat en janvier 2010. — G. Varela / 20 Minutes

Sous peine d'être expulsé, le collectif de la maison Mimir est sommé de mettre la clé sous la porte avant ce soir minuit. Il y a quelques semaines encore, la ville envisageait pourtant de signer un bail lui permettant d'utiliser légalement la bâtisse du 18, rue Prechter. Ses occupants, qui squattent depuis janvier 2010, l'ont transformé en un espace socioculturel autogéré, comprenant un bar et une bagagerie pour Sdf. Ils y organisent des cours de couture... des soirées et des concerts.

Quid des concerts ?
« Malgré un rappel à l'ordre en décembre, ils ont continué les concerts qu'on leur avait demandé d'arrêter, explique Philippe Bies, l'adjoint au maire (PS) chargé du dossier. En outre, ils ont commencé des travaux alors qu'on leur avait dit de ne rien faire tant qu'un permis n'était pas déposé. Nous avons tenu nos engagements, pas eux. Nous étions prêts à travailler avec des gens responsables, pas avec des rigolos. »
Sur la question des travaux, Jérémy, membre du collectif, est perplexe. « J'ai jamais entendu parler d'interdiction, dit-il. Et puis, nous n'avons pas entrepris des travaux lourds mais des petites rénovations esthétiques ». S'il reconnaît qu'ils se sont « un peu égarés » pour les concerts, selon lui, aucune fête « ouverte au public » n'a été organisée depuis le 7 janvier. Déplorant « un manque de dialogue avec la mairie », le collectif refuse l'idée de quitter la maison qui a « surtout une vocation sociale ». Il appelle à renouer les discussions avec la ville et à un rassemblement parc de l'Etoile, sous les fenêtres de la CUS, cet après-midi.