Un neuvième skinhead mis en examen

Philippe Wendling

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Les mis en cause ont été interpellés suite à des filatures et à des recherches en téléphonie.
Les mis en cause ont été interpellés suite à des filatures et à des recherches en téléphonie. — G. Varela / 20 Minutes

Interpellé, mardi, dans le sud de la France, il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt en Alsace. Un neuvième skinhead a été déféré, samedi, et mis en examen dans le cadre des profanations d'un cimetière israélite et de deux carrés musulmans à Strasbourg, en 2010. Engagé militaire à Fréjus, il est poursuivi pour « dégradations volontaires en raison de l'appartenance à une religion et provocation à la haine raciale ».

Sept suspects écroués
Originaire de Strasbourg, l'homme, 18 ans, est écroué à Nancy. Six autres suspects font aussi l'objet de mandat de dépôt. Deux mineurs au moment des faits ont été placés en liberté conditionnelle : une jeune femme de 18 ans et un élève de terminale.
Ces neuf personnes, aujourd'hui âgées de 18 à 27 ans, sont présentées comme des « marginaux ». Elles seraient toutes impliquées dans la profanation du cimetière juif de Cronenbourg. Des croix gammées et des stèles brisées avaient été découvertes le 27 janvier 2010, Journée internationale en mémoire des victimes de l'Holocauste. Dans la nuit du 28 au 29 juin, cinq des suspects auraient détérioré 18 tombes musulmanes à la Robertsau. Enfin, trois auraient dégradé une trentaine de sépultures dans le carré musulman à la Meinau, en septembre. Au moins deux auraient avoué leur implication.
L'enquête, a indiqué vendredi un policier, aurait aussi permis de faire avancer les investigations dans la profanation de 27 tombes du cimetière juif de Wolfisheim, en juillet dernier.

Renforcer la sécurité des cimetières

Sur la base d'un audit, le préfet Pierre-Etienne Bisch a indiqué, vendredi, qu'il allait suggérer aux maires de la CUS des moyens pour renforcer la sécurité des cimetières. Il a déjà exprimé plusieurs fois la possibilité d'étendre la vidéosurveillance à leurs abords. « Des caméras dans les cimetières, l'idée ne me choque pas », disait-il en octobre.