Emmaüs et la CUS, unis au nom des déchets

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D’une pierre, plusieurs coups. La communauté urbaine de Strasbourg (CUS), la communauté Emmaüs de Strasbourg et le chantier d’insertion Emmaüs de Mundolsheim signent aujourd’hui une convention. L’objectif : améliorer et développer les dispositifs de collecte et de valorisation des objets et déchets ménagers de l’agglomération. Côté Ville, l’accord a d’abord une visée écologique. « Il s’inscrit dans une politique globale de diminutions des déchets destinés à l’incinération », explique Hugues Geiger, adjoint au maire (UMP) en charge de l’environnement. Côté Emmaüs, il s’agit surtout de « la reconnaissance d’un travail qui est fait depuis cinquante ans », explique Bruno Lallemand, directeur de l’association à Strasbourg. Dans les faits, la CUS et Emmaüs collaborent depuis longtemps. Mais la convention permettra d’améliorer la communication entre les deux partenaires, qui continueront chacun à collecter les déchets. La ville s’engage également à favoriser les interventions d’Emmaüs, via un travail de sensibilisation du public. De même, les services de propreté de la ville se chargeront de délester l’association des déchets dits « ultimes », c’est-à-dire non transformables. Enfin, des bennes signalisées seront installées dans les déchetteries afin de permettre aux particuliers de déposer leur vieux mobilier. Pour l’association, ces mesures sont la garantie d’une activité bien remplie. « Les gens croient se débarrasser de quelque chose, alors qu’ils participent à une solidarité dont ils n’ont pas conscience », explique Bruno Lallemand. Outre le fait que l’association Emmaüs permet à des gens en situation précaire de s’équiper à moindre frais, elle fournit un emploi à 40 personnes à Strasbourg. Jonathan Barbier

chantier La communauté Emmaüs disposera bientôt de nouveaux locaux. Un bâtiment d’habitation de 900 m2 ainsi qu’un atelier de 2 000 m2 seront construits cette année à la Montagne Verte, pour un montant de 2,5 millions d’euros.