Deux nouvelles cellules à l’Isis

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L’outil de recherche de l’université Louis-Pasteur s’agrandit. Deux nouveaux laboratoires sont inaugurés aujourd’hui à l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (Isis). « Nous avons commencé en 2002 avec une quarantaine de personnes, rappelle Jean-Pierre Kintzinger, directeur exécutif de l’Isis. Aujourd’hui, nous sommes 116 à travailler dans ces locaux. » Les deux derniers laboratoires regroupent chacun douze personnes – chercheurs, doctorants ou post-doctorants. Dirigé par le chercheur américain Nicolas Wissinger, le premier étudie la chimie organique et bio-organique dans le but de développer de nouvelles molécules. Le second, sous la houlette d’Andrew Griffiths, biologiste venu de Cambridge, s’intéresse à l’évolution moléculaire. Issus d’horizons différents, les deux scientifiques ont été séduits par le côté pluridisciplinaire de l’Isis. Car l’institut, fondé par le prix Nobel de chimie Jean-Marie Lehn, se veut un pôle d’émulation regroupant chimie, biologie et physique. « Ici, je rencontre toutes sortes de savoirs, affirme Andrew Griffiths. C’est vraiment intéressant, parce que les nouvelles idées naissent de l’interaction entre plusieurs domaines. » Une interaction qui se fait aussi entre le public et le privé : trois des onze laboratoires appartiennent à des entreprises. Toujours en développement, l’Isis a lancé un appel d’offres international pour un nouveau laboratoire de biophysique. Linda Cortey

acquisition Pour ouvrir le laboratoire d’Andrew Griffiths, l’Isis a investi dans un « trieur de cellule ». Un outil de recherche de pointe de 450 000 e qui permet de séparer les cellules en fonction de leurs propriétés.