Les ateliers protégés liquidés ce matin

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D’après les acteurs du dossier, il n’y a pas d’espoir. Ce matin, le tribunal civil de Mulhouse devrait annoncer la liquidation judiciaire des ateliers protégés de Saint-André, situés à Cernay et Colmar, dans le Haut-Rhin. Les 97 travailleurs handicapés mentaux légers et les 12 membres encadrants de la structure seront donc officiellement licenciés. Si 55 handicapés ont d’ores et déjà pu être replacés dans d’autres établissements, les 42 autres se retrouvent pour l’heure sur le carreau. Le mois dernier, l’ambiance n’était pas vraiment au beau fixe au sein des ateliers. « C’est une situation délicate pour eux. Vu le contexte économique global, il est particulièrement difficile de trouver un emploi pour ces personnes fragilisées, qui ont parfois fondé une famille et aimeraient s’insérer », explique Charles Steinberger, président depuis un an de l’association qui gère les ateliers. Créée en 1991, l’entreprise s’était spécialisée dans divers travaux d’emballage, de couture, d’électricité, de réparations de palettes, etc. « En construisant à Cernay un immeuble inadapté à un coût pharaonique, l’ancienne direction à fait exploser les comptes de l’association, qui n’était pas en mesure de payer », explique Eliane Lodwitz, secrétaire générale de l’UD-CGT du Haut-Rhin. Les problèmes économiques rencontrés par les sociétés clientes des ateliers ont aggravé ce déficit. « Et pourtant, les employés ne touchaient que le Smic », souligne Charles Steinberger. J. B.

dette Les ateliers ont déposé le bilan en juillet, mais ont fait l’objet d’un plan de continuation jusqu’au 28 décembre. Bénéficiaires jusqu’en 2001, ils ont accumulé 500 000 e de pertes depuis 2002.