Un petit sursis pour la Semencerie

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Adrien, un des 26 artistes du collectif.
Adrien, un des 26 artistes du collectif. — G. Varela / 20 Minutes

Pendant qu'Adrien s'affaire à créer un fauteuil avec des matériaux de récup, Joseph vient juste pour récupérer un vélo. Après une nuit de bringue, Itzel débarque bosser un peu. Ça se passe comme ça à la Semencerie, un entrepôt situé 42, rue du Ban-de-la-Roche et transformé depuis 2008 en atelier pour 26 artistes. « Tout le monde a sa clé », dit Thomas, l'un d'eux. « Chacun fait ce qu'il veut à condition de s'impliquer dans le collectif », précise Joseph. Problème, la Semencerie n'est que provisoire. Son propriétaire ne la loue que le temps de trouver un repreneur. Une transaction semblait prévue au printemps, « il vient de nous dire que nous sommes sûrs de rester jusqu'en août voire la fin de l'année », lâche Joseph. Un sursis qui n'empêche pas le collectif de chercher un nouveau lieu. « L'idéal serait qu'il laisse autant de libertés que la Semencerie, précise Adrien. Un local à vendre que le propriètaire est prêt à nous louer en attendant. Ça lui évite qu'il soit squatté et dépérisse. Nous, ça nous permet de le louer pas cher. » En ce moment, les artistes du collectif paient chacun 20 à 30 € par mois. « Nous aimerions aussi créer une interface pour mettre en relation artistes et proprios, poursuit Adrien. On va essayer d'y travailler avec la ville. » Le collectif planche déjà avec elle et Schiltigheim sur un relogement. Un site face à la brasserie Fischer a été visité. Le collectif organise à la Semencerie ce soir*, demain, dimanche et le week-end prochain, ce qu'il pensait être l'une de ses dernières expos sur place. P. W.
Horaires sur www.lasemencerie.org.