Diabète: le pied, organe sous surveillance

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Une maladie aux conséquences multiples. A l’occasion de la Journée mondiale du diabète qui se déroulait hier, le Centre européen d’études du diabète (Ceed) de Strasbourg a souhaité sensibiliser le public sur le « pied diabétique », pathologie grave du membre inférieur. Un combat qui n’est pas un luxe, puisque chaque année 15 000 diabétiques sont amputés en France. « La maladie a des conséquences nerveuses et entraîne une perte de la sensibilité, explique Yolande Guiganti, podologue à Schiltigheim. Une simple plaie peut s’infecter sans attirer l’attention du malade, qui ne ressentira aucune douleur. En cas de complication grave, il faudra amputer. » Yolande Guiganti, comme une cinquantaine de ses collègues du Bas-Rhin, propose, sous l’impulsion de Resodiab67, structure qui prend en charge l’information des diabétiques, des consultations gratuites pour ces malades. Une mesure du degré de sensibilité du pied est réalisée au cours de l’examen, mais l’information donnée aux patients est l’aspect le plus important du rendez-vous. « L’apport de conseils sur la façon de bien entretenir ses pieds est le meilleur facteur de prévention », souligne la professionnelle. Jonathan Barbier

formation Le Syndicat des podologues d’Alsace-Lorraine (Spal) et le service d’endocrinologie diabétologique de l’Hôpital civil ont mis en place cette année un diplôme universitaire (DU) destiné à enseigner aux podologues les techniques de dépistage du pied diabétique à travers un bilan podologique.