Micro-brasseries, mais maxi-succès

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Cette semaine, en même temps que le beaujolais, la bière de Noël fait son apparition annuelle sur les tables strasbourgeoises. Pour les amateurs d’« authentique », direction les micro-brasseries. Il en existe trois à Strasbourg : celle de la Lanterne, dans la rue du même nom, ou encore Au Brasseur, située rue des Veaux. La dernière arrivée, la brasserie Kohler-Rehm, a ouvert ses portes rue des Grandes-Arcades. Depuis les premières inaugurations il y a une quinzaine d’années, ces structures connaissent un développement qui ne faiblit pas. « Les consommateurs ont envie de naturel, de voir la fabrication de ce qu’ils auront dans leur verre », estime Francis Bouchon, gérant et propriétaire de la brasserie de la Lanterne. Signe distinctif des bières des micro-brasseries : la couleur trouble, qui prouve qu’elles n’ont été ni filtrées ni pasteurisées. Deuxième raison de ce succès : l’adaptation aux nouveaux goûts. « L’amertume a été nettement réduite », explique Albert Gass, brasseur pour Kohler-Rehm et ancien des brasseries de Mützig et Schutzenberger. La jeunesse apprécie, mais c’est surtout la clientèle féminine qui est séduite. « Nous avons autant de clientes que de clients », confirme Bruno Rocher, gérant d’Au Brasseur. Dernière arme des micro-brasseurs : la diversité. Au Brasseur, on reste classique avec les quatre variétés traditionnelles – blonde, blanche, ambrée et brune – et les incontournables bières de mars et de Noël. Mais les deux autres micro-brasseries strasbourgeoises mitonnent des recettes maison toute l’année. Flora Lyse Mbella-Ntoné

les chiffres 7 000 ans : l’âge de la bière, qui aurait été inventée en Mésopotamie. 2,50 e, le prix moyen d’un demi dans une micro-brasserie strasbourgeoise. 30,97 litres de bière par habitant ont été consommés en France en 2003, contre 49,7 litres en 1990. 11 millions d’hectolitres de bière produits chaque année en Alsace, soit 60,8 % de la production nationale en 2003.