La première couronne boude les HLM

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L’objectif de 20 % de logements sociaux, établi par la loi, est souvent loin d’être rempli dans les communes de la CUS (communauté urbaine de Strasbourg). Douze d’entre elles ont été sanctionnées financièrement par l’Etat. C’est le cas d’Eckbolsheim, où la municipalité tient ce soir une réunion publique. A cette occasion, le maire (UMP), André Lobstein, reviendra sur son plan local d’urbanisme. L’élu tient à affirmer qu’il met tout en oeuvre pour atteindre les objectifs : « En 2004, nous avons construit soixante-dix logements, soit trois de plus que ce qui était initialement prévu », affirme-t-il. Un effort qu’il faudra poursuivre car Eckbolsheim ne compte que 3,1 % de logements sociaux pour le moment. Cependant, comme beaucoup de communes de la première couronne, elle se heurte à la rareté du terrain qui renchérit le prix du foncier. Confrontées au même problème, certaines villes font encore moins bien : Souffelweyersheim ne compte par exemple que 1,2 % de logements sociaux, Vendenheim 2,5 % et Mundolsheim 2,3 %. « Il faut dire que nous partons de loin car, il y a dix ans, on ne pensait pas à faire des logements sociaux, explique Norbert Reinhardt, maire (sans étiquette) de Mundolsheim. C’était réservé à Strasbourg. » Aujourd’hui, la capitale alsacienne concentre de fait près des trois quarts de l’habitat social, alors qu’elle ne représente qu’à peine 60 % de la population de l’agglomération. Linda Cortey

loi Le seuil de 20 % de logements sociaux par commune de plus de 3 500 habitants a été fixé par la loi Solidarité et rénovation urbaine (SRU) en 2000. Elle prévoit une sanction de 152,45 E par logement manquant.