olivier reigen Wang-Genh
Président de l'Union bouddhiste

de France.
Le Bouddhisme attire de plus en plus de citadins alsaciens...
On remarque, en effet, une forte augmentation de la fréquentation dans les dôjos zen des principales villes de la région, de l'ordre de 30 % ces deux-trois dernières années. Le temple de Weiters­willer accueille chaque mois entre 60 et 90 personnes. Toutes tendances confondues, on compte environ 30 000 bouddhistes dans la région et encore plus de sympathisants. Dans toute la France, ils sont 1 million de pratiquants et près de 5 millions de sympathisants.
Comment expliquez-vous un tel engouement ?
Beaucoup de personnes ressentent une perte du sens même de la vie, dans une société basée sur le matérialisme. La pratique d'une méditation spirituelle devient de plus en plus importante. Et notamment pour les jeunes. On veut se tourner de plus en plus vers eux. Depuis quatre ans, les professeurs viennent ici avec leurs élèves pour qu'on leur parle des grandes valeurs du bouddhisme : le respect, la tolérance, la non-violence et surtout l'esprit de gratitude. On ouvre leur conscience. En outre, et c'est un autre attrait du bouddhisme, cette religion possède un capital de sympathie important et n'entre pas en contradiction avec d'autres pratiques.
Une pagode pour les bouddhistes laotiens, inaugurée cet été à Souffelweyersheim, et bientôt

une maison du Don au temple zen, les projets s'enchaînent ?
La maison du Dâna est un projet qui nous tient à cœur. Inaugurée l'an prochain, elle disposera d'une chapelle du Bouddha, un lieu paisible, accessible au grand public. Chacun pourra venir s'y recueillir quelles que soient ses croyances. Un centre culturel verra le jour en 2011 à Strasbourg. Ce projet, soutenu par la municipalité, sera un lieu d'enseignement des traditions bouddhistes. A plus long terme, un temple bouddhiste pourrait aussi être créé à Strasbourg. Mais il est encore trop tôt pour en parler...REcueilli par S. de A.

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