L'Alsace se rallie autour de Sébastien Loeb

Rallye Le Haguenovien a remporté sur ses terres hier son 7e titre de champion du monde. Ambiance

Sonia de Araujo, Floréal Hernandez et Philippe Wendling

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La victoire de Sébastien Loeb était très attendue hier. Que ce soit à Haguenau, sa ville natale, au Zénith d'Eckbolsheim ou au Parlement européen (de haut en bas), les fans se sont massés par centaines voire par milliers pour encourager puis féliciter le seul pilote à avoir remporté sept fois de suite le championnat du monde des rallyes.
La victoire de Sébastien Loeb était très attendue hier. Que ce soit à Haguenau, sa ville natale, au Zénith d'Eckbolsheim ou au Parlement européen (de haut en bas), les fans se sont massés par centaines voire par milliers pour encourager puis féliciter le seul pilote à avoir remporté sept fois de suite le championnat du monde des rallyes. — G. Varela / 20 MinutesS. BOZON / AFPG. Varela / 20 Minutes

Le rallye de France, qui se déroulait pour la première fois en Alsace, s'est conclu hier par le septième sacre de l'Alsacien Sébastien Loeb. 20 Minutes a suivi ses supporters sur tout le parcours, de sa ville natale, Haguenau, au podium du Parlement européen.

Une ruée vers Loeb à Haguenau.
Une foule dense et compacte s'est jetée, hier, aux trousses de la Citroën C4 du pilote alsacien après son 7e titre de champion du monde, devant la mairie de Haguenau. Les gendarmes qui l'escortaient ont frôlé la perte d'équilibre. Une scène qui s'est répétée plusieurs fois dans la journée dans sa ville natale. Dès 6 h, plusieurs dizaines de milliers de fans ont débarqué dans la sous-préfecture. Jamais, on n'a vu un tel rassemblement d'escabeaux à Haguenau.
Quand, après son premier passage à 8 h 29, il quitte sa ville natale pour la 18e spéciale du rallye de France au camp militaire de Bitche, ses supporters se ruent à l'Espace Sébastien Loeb monté par son fan-club à la Halle aux grains. Son retour est annoncé en ville, les gens se pressent pour retrouver une bonne place sur le parcours ou investissent la place de l'hôtel de ville. Ils ne verront rien de sa course mais pourront le fêter. Les élus ont fait ce choix et investissent les marches du bâtiment. Tous tentent de lui serrer la main. Pour repartir vers Strasbourg et le podium du Parlement européen, Sébastien Loeb doit fendre la foule. A l'écart, une jeune fille se rue sur son téléphone : « J'étais à un mètre de lui. Je suis trop heureuse. »

Loeb au Zénith... de sa carrière.
14 h 52, pétarades de moteur et acclamations. Sébastien Loeb fait son entrée au Zénith d'Eckbolsheim. Direction l'atelier de son constructeur, Citroën, pour un ultime changement de pneus. Pour l'occasion, le stand a été redécoré d'un grand « sept » gonflable, les mécanos arborent le même chiffre sur la joue, symbole du 7e titre mondial, remporté hier. Hystérie collective, journalistes et VIP se jettent sur le champion. « Reculez ! lâche l'une de ses assistantes. On n'a pas fini le rallye, Sébastien doit encore pointer chez les commissaires de course. » Au même moment, le pilote débouche le champagne. Une perruque bleu blanc rouge sur la tête, Olivier Quesnel, directeur de Citroën Racing, ne cache pas son enthousiasme. « Pour Séb, ce 7e titre est l'aboutissement de sa carrière. On a tout fait pour que cela se passe en Alsace. On pouvait donc s'attendre à une ferveur populaire, mais pas à ce point. »
14 h 56, le champion remonte dans son bolide. Plusieurs centaines de spectateurs lancent une dernière salve d'applaudissements. « C'est énormément d'émotions, j'en ai pleuré, réagit Fanny, membre du fan club de Loeb. C'est sa plus belle victoire... avant la prochaine. »

Devant le Parlement,
le couronnement de l'enfant du pays.
14 h. Des centaines de supporters sont postés devant le Parlement européen. Un écran géant diffuse en direct les images de la dernière épreuve. C'est au tour de Sébastien Loeb de s'élancer sur les routes de sa ville natale Haguenau. Tout à coup, les cris et les applaudissements fusent. Loeb vient de remporter l'épreuve. Il est champion du monde pour la 7e fois. « ça me laisse sans voix. C'est magistral ! C'est historique ! Loeb, c'est le roi ! », témoigne ému Alain, un fan. « Il l'a fait et chez nous », lance Hubert, les larmes aux yeux.
14 h 45. Les pilotes doivent arriver dans 15 mn pour la remise des trophées. Sous un soleil torride, plusieurs milliers de personnes, venues féliciter l'enfant du pays, se massent près des barrières. 15 h 15. La foule est en délire. Loeb et son copilote Daniel Elena viennent d'arriver. Les haut-parleurs diffusent « We Are the Champions » de Queen. Le héros du jour remercie ses supporters. C'est l'euphorie. 15 h 30. Moment du sacre. Les vainqueurs grimpent sur le toit de leur voiture, éclaboussent le public de crémant. Le maire Roland Ries et le président de la région Philippe Richert remettent alors la coupe à Sébastien Loeb. Les premières notes de « la Marseillaise » s'égrènent. Avec ferveur, le public entonne les couplets.

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