Le bras de fer commence à la CTS

Sonia de Araujo

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En raison de la grève, seules deux lignes de tram sur cinq ont fonctionné hier.
En raison de la grève, seules deux lignes de tram sur cinq ont fonctionné hier. — G. Varela / 20 Minutes

Le torchon brûle entre la direction et les salariés de la CTS. A l'appel de la CFDT, CFTC, FO et Unsi, 60 % des conducteurs de bus et de tram ont cessé le travail hier, ont indiqué les syndicats. « Une mobilisation conforme aux prévisions. A Cronenbourg, 90 % du personnel étaient en grève », se réjouit Michel Wernert, délégué CFDT. Seules deux lignes sur cinq ont fonctionné. Le trafic bus et tram a été totalement interrompu après 20 h, soir de la Fête de la musique. « Le choix du 21 juin n'est pas anodin. Il faut donner de la visibilité à notre mouvement », indique Michel Wernert.

Le mouvement pourrait se durcir
Les grévistes dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail. « Les amplitudes de travail sont trop larges. Un conducteur peut travailler de 6 h à 18 h ou de 8 h à 20 h 30. Du coup, avec la fatigue, certains salariés craquent. Et cela peut être dangereux pour les usagers. Alors que sept embauches permettraient d'alléger les services », poursuit Michel Wernert. Cette proposition a été rejetée par la direction de la CTS. « Réduire le temps de travail journalier est inenvisageable. Un salarié de la CTS travaille 193 jours par an. La moyenne en France est de 210 », explique Jean-­Philippe Lally, directeur de la CTS. Un accord a, en outre, déjà été signé avec la CGT, syndicat majoritaire, et la CGC. Il garantit le maintien du pouvoir d'achat. Une clause « Améliorations de l'organisation du travail » est aussi prévue, précise la CGT. Les grévistes n'excluent pas, eux, de durcir le mouvement. « On ne peut pas faire grève 50 jours d'affilée. Mais, on se mobilisera encore en septembre pour la Foire européenne, ainsi que les week-ends pendant le marché de Nöel », prévient Michel Wernert.