Muller prend enfin la parole

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Muré dans son silence depuis le début de son procès en appel, le médecin légiste Jean-Louis Muller, accusé du meurtre de sa femme en 1999, a pris pour la première fois la parole, hier. Il a évoqué pendant vingt minutes son parcours professionnel et ses hobbies. Un discours émaillé d'anecdotes. Mais sur l'affaire, il s'est contenté d'une phrase : « Je rappelle ce que j'ai toujours dit. Je suis innocent, j'aimais ma femme. » Pour Jean-Louis Muller, son épouse, Brigitte Oudille, s'est suicidée. « Brigitte n'était ni suicidaire, ni dépressive », a soutenu Me Michael Wacquez. Selon l'avocat de la partie civile, Brigitte Oudille a informé son mari de sa liaison le soir du drame. Et la dispute aurait dégénéré. Les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense ont lieu aujourd'hui. Le verdict est attendu demain. Le Dr Muller encourt jusqu'à trente ans de réclusion criminelle. Il a été condamné en première instance à vingt ans de prison. Selon l'experte Marie-France Gisselmann, le Dr Muller serait un détenu à surveiller s'il retournait en prison, car il risquerait de se suicider.