Jacques Bigot plaide pour l'alternance

REGIONALES «20 Minutes» a suivi toute la journée le candidat PS aux élections des 14 et 21 mars...

A Strasbourg, Sonia de Araujo

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Direction Colmar, pour retrouver ses colistiers haut-rhinois.Sur le chantier de la ligne F en tant que président de la CUS.Le candidat socialiste visite l'association Espoir à Colmar, «un exemple d'écologie appliquée » selon lui.
Direction Colmar, pour retrouver ses colistiers haut-rhinois.Sur le chantier de la ligne F en tant que président de la CUS.Le candidat socialiste visite l'association Espoir à Colmar, «un exemple d'écologie appliquée » selon lui. — G. varela / 20 MinutesG. varela / 20 MinutesG. varela / 20 Minutes

A la fois, conseiller régional sortant et maire d'Illkirch, président de la CUS, Jacques Bigot, avocat et candidat PS aux élections régionales, multiplie les mandats. Ces diverses fonctions et expériences, il espère, lui serviront à convaincre les électeurs. «On sent bien que les gens ont besoin de références. Ils attendent un CV», explique-t-il. Mais un inconvénient: «Certaines personnes peuvent se demander ce qu'il cherche, lui. Il a déjà un job!» En attendant, pour mener sa campagne, il jongle avec son emploi du temps et ses casquettes, en grand habitué «des journées folles».

8h30 Ce jeudi matin, à Schiltigheim, le candidat socialiste rencontre la Fédération des travaux publics. Un hic: «Ses interlocuteurs ne souhaitent pas que la presse soit présente», dixit les chargées de campagne.

11h Jacques Bigot se retrouve boulevard Wilson. Il est là pour la soudure du premier rail de la ligne F du tram, près de la gare de Strasbourg. Ici, ce n'est pas le candidat qui prend la parole mais le président de la CUS. «L'avenir, c'est le tram-train», lance-t-il au micro. Pour autant, réunis autour d'un verre, c'est bien au potentiel président de région que s'adressent certains riverains.

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« Mais dites donc, réalise Gabrielle du Jonchay, présidente de l'association des commerçants de place de la gare, il va falloir abandonner quelque chose dans vos fonctions!» Et Jacques Bigot de répondre: «J'ai l'obligation dans tous les cas d'abandonner ma fonction de maire. Et la présidence de la CUS avec celle de la région, c'est beaucoup trop. On trouvera une autre solution.» Quelle solution? Sur ce point le candidat PS n'en dira pas plus: «A chaque heure suffit sa peine. Là, je termine ma campagne.»

Au moment de partir, des «bon courage pour les élections» résonnent de-ci de-là. «Alors, la région va virer à gauche?», l'interroge-t-on. «C'est possible, ça n'a jamais été aussi possible», se réjouit le candidat, fort du dernier sondage CSA-Le Parisien paru en début de semaine et qui donne le PS vainqueur au second tour, dans le cadre d'une alliance avec Europe Ecologie Alsace. «La droite alsacienne a pendant trop longtemps pensé que ce territoire lui appartenait, avance-t-il. Nous voulons une alternance pour la région.» Et il ajoute: «On s'est déjà mis d'accord avec Jacques Fernique», le candidat des Verts.

« La campagne est hypermédiatisée »


12h15 Un déjeuner est organisé à la dernière minute avec son équipe pour faire le point sur la campagne. La réunion se fait à huis clos. Malgré notre insistance, le candidat ne laissera rien filtrer de ce rendez-vous.

13h51 Jacques Bigot prend le TER. Direction Colmar où il retrouve ses colistiers haut-rhinois. Il en profite pour lire les journaux et revoir le programme qu'ils lui ont concocté pour l'après-midi.

14h30 Arrivée aux ateliers de recyclage de l'association Espoir «qui prône la réinsertion sociale par le travail». Son président Bernard Rodenstein orchestre la visite. Au responsable de l'atelier vélo, il demande: «Martin, tu connais Jacques Bigot?» Son interlocuteur acquiesce timidement, avant de nous avouer qu'il ne sait pas qui il est. Un autre employé: «Au moins il écoute, c'est déjà bien.» De toute façon, Jacques Bigot n'est «pas là pour faire campagne», mais «pour comprendre comment ces ateliers fonctionnent. C'est de l'écologie appliquée. Cette asso démontre qu'une économie sociale et solidaire est possible.»

16h15 Jacques Bigot s'en va rencontrer les élus de la communauté de communes du Pays de Brisach en gare de Volgelsheim. «On peut vous emprunter Jacques Bigot? C'est juste pour une rapide interview», demandent alors des journalistes de BFM TV, également présents. «La campagne des régionales est hypermédiatisée», regrette le candidat. Et la journaliste de lui répondre: «Ne vous plaignez pas!»

19 h Jacques Bigot participe à un débat organisé entre les différentes têtes de listes par la CGPME, la confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises. Un art dans lequel cet avocat de formation se sent à l'aise.