Les écologistes partent unis

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En Verts et contre tous. Réunies sous la bannière Europe Ecologie Alsace, les différentes forces écolos feront bloc aux élections régionales de mars, ont-elles annoncé hier. Conduite par le conseiller régional sortant Jacques Fernique, leur liste rassemblera des adhérents des Verts, du Mouvement écologiste indépendant (MEI), des élus sans étiquette, des associatifs et (même) un membre du parti régionaliste Unser land.

Une union - inédite depuis 1986 - qui vise à « répondre à un voeu de l'électorat et à l'urgence d'apporter des réponses écologiques à une crise globale », explique Antoine Waechter. Mais aussi, « de profiter d'une opportunité » après les bons scores d'Europe Ecologie aux européennes de juin, reconnaît le président du MEI. Selon l'eurodéputée Sandrine Bélier, la liste Europe Ecologie Alsace devrait, « au minimum », atteindre la barre des 18 à 20 % des suffrages. Voire plus, à en croire Antoine Waechter. « Cette synergie va nous permettre de gagner et de diriger l'Alsace », avance le sénateur haut-rhinois Jacques Muller. « Notre volonté est d'offrir une alternance écologique et solidaire à la majorité actuelle (UMP). Il faut du changement ! Les électeurs décideront à quel niveau ils nous porteront », précise néanmoins Jacques Fernique qui ne ferme pas ainsi, totalement, la porte à une fusion avec la gauche au second tour.

Jacques Bigot, chef de file du Parti socialiste, appelait lui à une union dès le premier tour. « Je veux des échanges avec les Verts, avec des maires non encartés et des représentants de la société civile, expliquait-il en octobre. Si nous voulons proposer une alternative à l'UMP, c'est la seule façon. » Quant à une entente avec le MoDem, les membres d'Europe Ecologie Alsace y sont plus réfractaires, le parti de François Bayrou ne partageant pas leur « vocation d'écologie politique ». W

P. W.