Une expérimentation très communicative

Ludovic Meignin

— 

Le Grenelle des ondes fait des émules en Alsace. Outre Strasbourg, neuf communes de la région veulent tester le fonctionnement des antennes-relais à un seuil d'exposition de 6 volts par mètre (V/m), inférieur à celui en vigueur (voir infographie). Cette démarche, qui sera menée entre décembre 2009 et avril 2010, avait été proposée lors du Grenelle des ondes, en mai dernier. Le comité chargé de sélectionner les villes françaises qui feront le test se réunira le 26 novembre. Robin des toits, association qui milite pour « une valeur d'exposition maximale de 6 V/m, préconisée par les scientifiques internationaux », y participera.

Parmi les candidates alsaciennes, on compte Obernai. Pour son maire (UMP), Bernard Fischer, « il faut mettre la barre du principe de précaution un peu plus haut qu'actuellement. C'est une question de santé publique, et même au-delà, de société. » Il envisage de soumettre au prochain vote du budget de sa commune « l'acquisition d'une sonde de mesure des ondes, si son coût est compatible avec nos moyens ». Le maire de Vendenheim, Henri Bronner (divers gauche), se dit aussi très sensible à la question des antennes-relais. « Beaucoup d'élus comme moi, qui ne sont pas des spécialistes de la téléphonie, sont un peu démunis face au jargon et aux affirmations péremptoires et contradictoires dans ce domaine. Cette expérimentation peut permettre d'éclaircir les choses. » Le débat se pose aussi à Saverne, autre ville candidate, qui aspire « à mieux appréhender les enjeux liés à la téléphonie mobile. Il y a des interpellations régulières des habitants et une inquiétude des élus de terrain, mais aussi l'impératif de chacun d'avoir du réseau », indique-t-on à la mairie. W