La ville prête à tester la réduction des radiofréquences

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Une onde d'expérimentation devrait passer prochainement par la Krutenau et l'Esplanade. Outre la sonde qu'elle vient de commander afin de réaliser des « mesures indépendantes », la ville de Strasbourg s'est portée candidate pour tester la réduction de l'exposition aux émissions des antennes-relais de téléphonie mobile. Cette démarche fait suite au Grenelle des ondes au cours duquel avait été proposée une telle expérimentation. Les villes retenues seront annoncées dans les prochains jours par un comité opérationnel, présidé par le député (PS) François Brottes.

D'ores et déjà, la municipalité annonce le lancement d'une concertation locale avec la population sur le sujet. « Il s'agit d'ateliers urbains destinés à mettre cette question sur la place publique », explique Emmanuel Jacob, conseiller municipal (PS) délégué à la ville numérique, tout en relevant un paradoxe de taille : « Beaucoup de gens refusent d'avoir des antennes-relais sur leur toit ou sur celui des écoles lorsqu'ils sont concernés en tant que parents d'élèves. Pourtant, 95 % de la population possède un portable. » Les associations Priartém et Robin des toits estiment pour leur part que téléphonie mobile et santé publique ne sont pas forcément inconciliables. « Une valeur d'exposition maximale de 6 volts/m est préconisée par les scientifiques internationaux », indique un membre des Robin des toits. Un principe de précaution qui devrait aussi s'appliquer aux autres technologies sans fil. W

L. M.