Autos en sursis place du Château

Philippe Wendling

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Roland Ries veut faire preuve d'ouverture vis-à-vis des commerces. En mars dernier, le maire (PS) annonçait avec conviction : « Le stationnement sur la place du Château ne passera pas l'année. » Les 101 places situées à l'ombre de la cathédrale devaient, selon ses plans, être définitivement neutralisées au moment de l'installation des stands du marché de Noël, soit à la fin novembre. A la suite des discussions avec l'association de commerçants les Vitrines de Strasbourg, Roland Ries est prêt à une petite concession, a-t-il confié à 20 Minutes. Si rien a été signé, il est d'accord pour prolonger le stationnement « pendant cinq ou six semaines, donc jusqu'à la fin des soldes » fixée au 16 février.

Mais pas plus longtemps, précise l'édile qui a souvent mis en avant la fermeture de la place telle le symbole de sa politique de réduction des automobiles au centre-ville. Il planche actuellement sur des solutions compensatoires de parkings à proposer aux boutiquiers. Seule certitude, elles ne se trouveront pas dans l'ellipse insulaire afin de ne pas créer un nouvel « aspirateur à voiture ».

Une fois vidée des autos, la place du Château fera l'objet « d'un aménagement provisoire », explique Roland Ries qui pense, entre autres, y installer « des bacs à fleur et des bancs ». Bien qu'à vocation touristique, le lieu ne pourra pas accueillir de grosses festivités et devra revêtir un aspect « spirituel » en raison de la proximité de la cathédrale. Un concours en vue de sa reconfiguration définitive sera lancé l'an prochain, précise le maire, qui compte y associer « toutes les parties prenantes » que sont les riverains, les commerçants et l'archevêché. W