Quand L'union fait les forces publiques

Philippe Wendling

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Le colonel Patrick Touron (à gauche) et le chef de la police Luc-Didier Mazoyer, hier.
Le colonel Patrick Touron (à gauche) et le chef de la police Luc-Didier Mazoyer, hier. — G. VARELA / 20 MINUTES

Les forces de l'ordre s'associent pour gagner au jeu du gendarme et du voleur. Dans le Bas-Rhin, entre le 1er janvier et le 30 septembre, la police a relevé 2 414 cambriolages, soit 90 de plus qu'à la même période en 2008, a-t-elle annoncé hier. Avec 1 257 actes, la gendarmerie a de son côté enregistré une hausse de 10 % sur un an. En cause, un « pic de cambriolages » commis durant l'été par « des gens du voyage venant de l'Est », mais aussi des délinquants locaux. « Nous avons constaté des vagues de dix ou douze faits dans une même soirée », déplore le colonel Patrick Touron, commandant du Groupement de gendarmerie du Bas-Rhin. Le phénomène a surtout touché une zone allant de Wasselonne à Strasbourg et redescendant, le long du Rhin, vers le sud.

« Pour répondre au problème d'augmentation des cambriolages constatée partout en France depuis juin », les services de police et de gendarmerie bas-rhinois ont accru leur coopération. Outre des contrôles conjoints, ils ont surtout lancé cet été une plate-forme baptisée « Vénus », en s'appuyant sur le Centre européen de coopération policière et douanière implanté à Kehl. Egalement alimentée par leurs homologues allemands et suisses, la base recense toutes les personnes interpellées dans la région et outre-Rhin et mentionnent leur mode opératoire. Au-delà de leurs missions contre le vol, policiers et militaires ont aussi « mutualisé certains aspects opérationnels », précise Luc-Didier Mazoyer, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP). Ainsi, la brigade fluviale de la gendarmerie peut désormais intervenir sur demande de la DDSP pour « effectuer des constatations subaquatiques lors de la découverte de cadavres ou de véhicules immergés ». En matière de lutte contre les stupéfiants, des permanences sont organisées entre les équipes cynophiles pour qu'un chien de recherche soit toujours disponible. Enfin, lors de leur période de formation, les agents de la paix effectuent un stage avec des gendarmes et inversement. W