La vigne détruite était illégale

— 

G. VARELA / 20 MINUTES

Coup de théâtre à la veille du procès de Pierre Azelvandre. Ce militant anti-OGM doit comparaître demain en correctionnelle pour le saccage, en septembre à Colmar (Haut-Rhin), de soixante-dix ceps de vigne transgéniques. Mais le tribunal administratif de Strasbourg a révélé hier que cette parcelle était en fait illégale. L'autorisation ministérielle de mise en culture, délivrée à l'Institut national pour la recherche agronomique de Colmar, avait été annulée le 30 septembre par le tribunal. Motif : le texte ne mentionnait pas l'obligation de « la transmission périodique à l'autorité compétente d'un rapport sur les résultats de la dissémination ». Un impératif pourtant fixé par une directive européenne. La justice avait été saisie sur ce dossier en 2005 par France Nature Environnement (FNE) et Alsace Nature. Dans cette affaire, la justice vient de condamner l'Etat à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à l'association FNE. W

L. M.